
LE MYSTERE FRANÇOIS VILLON

« J’ai mené cette enquête comme un jeu de piste, grâce à une analyse méthodique de ses poèmes, des archives les plus anciennes, des dossiers criminels, explorant les lieux fréquentés par François Villon.
Une enquête qui a nécessité autant l’emploi de l’internet, que l’étude des plus anciens manuscrits de son Testament (1467). Pour sa notoriété, Villon a profité de la mutation de l’écriture manuscrite à l’imprimerie, tout comme de nos jours, le papier accompagne le numérique. Utilisant les deux, cette investigation historique m’a conduit à des découvertes insoupçonnées jusqu’ici. »
LE MYSTERE FRANÇOIS VILLON
Poète-cambrioleur, vagabond et breton
« Je suis le roi des Beatniks. Je suis François Villon, poète malandrin vagabond des grands chemins à travers l’espace libre », écrivait Jack Kerouac au XXe siècle en hommage au plus influent poète occidental depuis le Moyen Âge jusqu’aux temps modernes.
Qui aurait pu croire que « Maître François », poursuivi par les gens d’armes pour être exécuté, retourna, tout comme Kerouac cinq siècles plus tard, sur les traces de ses origines bretonnes ?
Personne, sauf Roger Faligot.
Intrigué depuis toujours par l’auteur de « La Ballade des Pendus », le reporter-écrivain a mené une enquête hors norme comme un jeu de piste, grâce à une analyse méthodique de ses poèmes, des archives les plus anciennes, des dossiers criminels, explorant les lieux évoqués par Villon.
Fort de cette longue investigation, il répond à ces surprenantes questions :
– Pourquoi Villon fréquentait-il à Paris les étudiants des collèges bretons et en particulier celui de Tréguier à côté de la Sorbonne où il habitait ?
– Quel fut le rôle de l’un d’eux dans le meurtre d’un prêtre occis par Villon en 1455 ?
– Fut-il aidé par ses amies prostituées, la Grosse Margot et Jehanne de Bretagne, pour s’éclipser ?
– En exil, que faisait-il dans l’étrange Confrérie des mercerots de Rennes ?
– Tout en se livrant, au grand jour, à des joutes poétiques avec le grand barde des ducs de Bretagne, Jean Meschinot ? Qu’il rencontra à Blois avec le duc Arthur III de Bretagne ?
– Pourquoi la fresque de La Danse macabre (qu’on retrouve à Plouha, Côtes d’Armor) a tant inspiré son œuvre ?
– Sa famille maternelle vient-elle de la région de Châteaubriant (aujourd’hui Loire-Atlantique) et des marches de Bretagne jusqu’à Angers ?
– Que faisait-il à Saint-Julien-de-Vouvantes, plus grand pèlerinage de Bretagne au Moyen Âge créé par le duc de Bretagne Jean V : prier Dieu de lui pardonner ses crimes ou détrousser pèlerins et bourgeois ?
– Pourquoi doit-on conclure que son vrai père, mort à Pontoise quand il était enfant, était originaire de Tréguier ?
– De quelle façon le monde celtique et les langues bretonnes, surtout le gallo, ont influencé la poésie de Villon, et nous permettent de déchiffrer les « Ballades en jargon » ésotériques de la fin de sa vie ?
Une biographie littéraire, grâce aux archives de police et aux toutes premières copies du Testament qui distille des révélations inédites sur le poète dont la disparition finale amplifie encore le mystère.
« Tout le monde le reconnaît, François Villon est un modernisateur de la langue et la littérature. Il joue sur les mots et avec eux, drôle de funambule, en équilibre sur le fil du destin. Il bouleverse la poésie et il invente l’humour noir avant l’heure. Il pourfend l’amour courtois à coups de braquemart, détourne les romans de chevalerie, fait imploser le merveilleux chrétien. Il impose un érotisme vécu et débridé, dans un parler cru, comme arme fatale contre la superstition religieuse, l’hypocrisie des bourgeois de Paris, la creuse vanité des princes qu’il aimerait séduire alors qu’il les méprise. Il est bien de son temps et contre son temps tout à la fois. »
Aux Editions Jean-Marie Goater, Rennes.
À l’occasion de la sortie de son nouveau livre « Le mystère François Villon (poète-cambrioleur, vagabond et breton) », Roger Faligot animera des conférences-débats relatant son les coulisses de son enquête médiévale, historique et littéraire, à l’heure de l’internet et de l'intelligence artificielle.

